Prime de partage de la valeur La prime exceptionnelle de pouvoir d'achat est devenue la prime de partage de la valeur, dispositif désormais pérenne et toujours facultatif. Elle peut s'élever jusqu'à 6 000 € par salarié. ...
Les entreprises ont la possibilité de verser chaque année une, voire deux primes en franchise de cotisations, sous réserve de ne pas dépasser un certain montant, d'en faire bénéficier tous les salariés - ou uniquement ceux se situant en deçà d'un certain niveau de rémunération - et d'en faire varier le montant uniquement en fonction de critères fixés par la loi.
La loi relative au partage de la valeur a ouvert au salarié la possibilité de placer tout ou partie de sa prime de partage de la valeur sur un plan d'épargne salariale ou un plan d'épargne retraite d'entreprise. Une telle affectation présente des avantages pour le salarié, mais également pour l'entreprise.
La prime de partage de la valeur est exonérée, dans certaines limites, de cotisations sociales. En 2024, 2025 et 2026, elle ouvre également droit, dans les entreprises de moins de 50 salariés, à une exonération de CSG/CRDS et d'impôt sur le revenu lorsqu'elle est versée à des salariés ayant perçu une rémunération inférieure à 3 SMIC.
La prime de partage de la valeur est exonérée, dans certaines limites, de cotisations sociales. En 2024, 2025 et 2026, elle peut relever d'une exonération renforcée sous certaines conditions.
De nouveaux dispositifs de partage de la valeur ont été institués au profit des salariés lorsque leur entreprise réalise des bénéfices. Une expérimentation vise ainsi les petites entreprises d'au moins 11 salariés non assujetties à la participation, lorsqu'elles sont en bénéfice positif trois exercices de suite. Par ailleurs, une nouvelle obligation de négocier est imposée aux entreprises tenues de mettre en place la participation lorsqu'elles réalisent un bénéfice exceptionnel.
À l'image du dispositif prévu pour les petites entreprises réalisant des bénéfices, une expérimentation vise les associations, les fondations, les coopératives et les mutuelles leur imposant de mettre en place un dispositif de partage de la valeur lorsque leur résultat est excédentaire trois exercices de suite.
Plan de partage de la valorisation de l'entreprise
Le plan de partage de la valorisation de l'entreprise est un dispositif facultatif qui permet d'intéresser financièrement les salariés lorsque l'entreprise voit sa valeur augmenter pendant 3 ans. Avec à la clef un régime social et fiscal favorable.
Une prime de partage de la valorisation de l'entreprise est versée si la valeur de l'entreprise augmente au cours des 3 ans suivant la date fixée dans l'accord de PPVE, selon des modalités de calcul précises. Cette prime bénéficie d'un régime social de faveur.
Le versement d'avances sur participation ou intéressement a été sécurisé par la loi relative au partage de la valeur. Anticipant la périodicité habituelle, ces avances s'inscrivent dans une logique de soutien au pouvoir d'achat. Un objectif qui doit se conjuguer avec un certain formalisme, destiné en particulier à informer le salarié des risques que fait courir l'éventualité d'un trop-perçu.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, une mise en place volontaire de la participation est encouragée. Jusqu'au 29 novembre 2028, il est possible pour un régime de participation mis en place à titre facultatif de prévoir un mode de calcul dérogatoire.
Instrument permettant de récompenser salariés et dirigeants, l'attribution gratuite d'actions est aussi une manière de les fidéliser en construisant une communauté d'intérêts qui les lie à leur entreprise. Bien que le régime soit plafonné, il offre des marges de manoeuvre, à condition de maîtriser son régime fiscal et social.
Les actionnaires peuvent conclure un « contrat de partage des plus-values » aux termes duquel ils s'engagent à rétrocéder aux salariés de l'entreprise une partie des plus-values qu'ils pourront réaliser au moment de la cession ou du rachat de tout ou partie de leurs titres. Ce mécanisme instauré par la loi PACTE du 22 mai 2019, et entré en vigueur le 23 août 2019, est l'un des instruments de partage de la valeur.