La loi opère une réforme en profondeur de la démocratie sociale. Les employeurs peuvent-ils l'ignorer ? Non. Peuvent-ils en profiter pour reconsidérer les choses ? Oui.
La reconnaissance du statut de cadre dirigeant intéresse tout particulièrement l'employeur, qui peut, en partie, ne pas appliquer la législation sur la durée du travail.
Avant d'engager une procédure de licenciement pour motif économique, l'employeur doit chercher à reclasser les salariés concernés dans un autre emploi.
L'employeur organise la visite médicale du salarié tous les 2 ans ou tous les ans. Quel est le régime de ce temps passé par le salarié hors de son poste de travail ?
L'employeur est parfois sollicité par un salarié sur les droits d'un demandeur d'emploi. Deux nouveautés, dont l'entrée en vigueur est subordonnée à la parution de décrets, peuvent faire l'objet de questions.
L'employeur qui souhaite licencier un salarié pour motif personnel doit parfois respecter, en plus de la procédure légale, certaines règles prévues par la convention collective. Lorsqu'il s'agit de garanties de fond pour le salarié, leur non-respect vaut licenciement sans cause réelle et sérieuse. Avant de licencier un salarié, l'employeur doit vérifier si la convention collective contient une procédure particulière qu'il lui faudra respecter. Ne pas s'y soumettre coûte cher lorsqu'il ne s'agit pas d'une simple règle de forme.
Grand angle : Syndicats, élections et accords collectifs : ce que change la loi du 20 août 2008
Il n'est pas toujours aisé, pour les employeurs, de savoir quels sont et quels seront à l'avenir les syndicats représentatifs dans leurs entreprises ou établissements. En fait, tout dépend du calendrier des élections des représentants du personnel.
Les sections syndicales ne sont plus réservées aux seuls syndicats représentatifs. Les conditions exigées pour qu'un salarié soit nommé délégué syndical sont renforcées. Certains syndicats non représentatifs peuvent désigner un représentant de section.
Les élections professionnelles sont désormais largement ouvertes aux syndicats non représentatifs, pour qu'ils puissent établir leur représentativité. Ceci se traduit au niveau du protocole préélectoral, et au niveau du rôle que le 1er tour joue désormais.
Ces dernières années, la jurisprudence avait largement ouvert les élections de l'entreprise utilisatrice aux salariés qui y sont mis à disposition par une entreprise tierce. Des règles plus restrictives s'appliquent depuis le 22 août 2008.
Chaque employeur doit retenir deux grandes nouveautés. D'une part, il négociera ses accords collectifs avec des syndicats qui auront prouvé leur représentativité dans son entreprise. D'autre part, il devra s'assurer du respect des nouvelles conditions de validité des accords collectifs dès le 1er janvier 2009.
Suivant qu'un accord d'entreprise est signé avant ou après le 1er janvier 2009, il relève des anciennes conditions de validité, tout de même aménagées, ou des nouvelles règles issues de la loi du 20 août 2008.