| Date de parution: 09/2006 La prise d'acte de la rupture de son contrat par un salarié protégé si elle est justifiée produit les effets d'un licenciement nul. Les conséquences financières sont redoutables. Effets de la prise d'acte Solution acquise pour les salariés ordinaires. - Pour les salariés ordinaires, la situation est claire. Lorsqu'un salarié, qui reproche des faits à son employeur, prend acte de la rupture de son contrat de travail, celle-ci produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués justifient la rupture ou, dans le cas contraire, les effets d'une démission (cass. soc. 25 juin 2003, n° 01-42679, BC V n° 209). Nouveauté pour les salariés protégés. - Si les juges avaient déjà accepté que les salariés protégés puissent prendre acte de la rupture de leur contrat de travail, ils n'avaient pas encore précisé les effets produits (cass. soc. 13 juillet 2004, n° 02-42681, BC V n° 212). C'est chose faite. Lorsqu'un salarié titulaire d'un mandat électif ou de représentation prend acte de la rupture de son contrat de travail en raison de faits qu'il reproche à son employeur, cette rupture produit soit les effets d'un licenciement nul pour violation du statut protecteur lorsque les faits invoqués par le salarié la justifiaient, soit, dans le cas contraire, les effets d'une démission (cass. soc. 5 juillet 2006, n° 04-46009 FSPB). Effets financiers En toute logique, un salarié qui prend acte de la rupture de son contrat ne demandera pas sa réintégration. L'employeur devra donc lui verser :
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