| Date de parution: 12/2005 Dans le cadre de la lutte contre le travail dissimulé, les obligations de vérification qu'un donneur d'ordre doit mettre en œuvre à l'égard de son cocontractant viennent d'être précisées. Ce qu'impose la loi Toute personne qui conclut un contrat, dont l'objet porte sur une obligation d'un montant au moins égal à 3 000 € en vue de l'exécution d'un travail, de la fourniture d'une prestation de services ou de l'accomplissement d'un acte de commerce doit, lors de la conclusion de ce contrat et tous les 6 mois jusqu'à la fin de son exécution, s'assurer que son cocontractant s'acquitte de certaines de ses obligations sociales et fiscales déclaratives (c. trav. art. L. 324-14), y compris si le partenaire est une entreprise établie à l'étranger (c. trav. art. L. 324-14-2). À défaut d'avoir procédé à ces vérifications, si le cocontractant a fait ou fait l'objet d'un procès-verbal pour travail dissimulé, le donneur d'ordre pourra voir sa responsabilité financière mise en jeu conjointement avec la personne verbalisée (paiement, entre autres sommes, des impôts, taxes et cotisations, rémunérations dus à raison de l'emploi illégal de salariés). Documents à se faire remettre Entreprises. - Le cocontractant doit se faire remettre, lors de la conclusion du contrat et tous les 6 mois jusqu'à la fin de son exécution, les documents listés dans les tableaux (décret 2005-1334 du 27 octobre 2005, JO du 29). Si le cocontractant est une entreprise établie ou domiciliée à l'étranger, la liste est adaptée ; par ailleurs, les documents doivent être en français (ou accompagnés d'une traduction). Rappelons qu'il existe également une autre obligation, liée à la lutte contre l'emploi d'étrangers sans titre de travail, qui n'a pas été modifiée et s'ajoute à celles mentionnées dans les tableaux. Lors de la conclusion du contrat, il faut s'assurer de la régularité de la situation du cocontractant en se faisant remettre une attestation sur l'honneur indiquant s'il a ou non l'intention de faire appel, pour l'exécution du contrat, à des salariés de nationalité étrangère et, si oui, qu'ils sont ou seront autorisés à travailler en France (c. trav. art. L. 341-6-4 et R. 341-36). Particuliers. - Les particuliers qui passent un contrat pour leur usage personnel, celui du conjoint, des ascendants ou descendants sont soumis à une obligation analogue. Toutefois, il suffit qu'ils se fassent remettre un des documents figurant sur la liste réglementaire correspondant soit au cas général, soit, le cas échéant, au cas où le cocontractant est établi ou domicilié à l'étranger (c. trav. art. R. 324-3 et R. 324-6).
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