En principe, il est interdit d'ajouter un point à l'ordre du jour en début de réunion. Cependant, le délai de 3 jours pour communiquer l'ordre du jour du CSE étant édicté dans l’intérêt des membres du CSE, l'employeur ne peut pas refuser l'inscription à l'ordre du jour, en début de séance par le secrétaire du CSE, d'un point adopté à l'unanimité des élus ou d'un point en principe inscrit de plein droit à l'ordre du jour (cass. crim. 13 septembre 2022, n° 21-83914 P ; cass. soc. 28 juin 2023, n° 22-10586 FB). Cette modification « tardive » étant source de risque contentieux, elle doit, selon nous, être utilisée avec précaution. À l'inverse, les élus peuvent refuser d'aborder un sujet ajouté in extremis unilatéralement par l'employeur.