Impression personnalisée

Sélectionnez les paragraphes que vous désirez imprimer

Cadres

Grandes entreprises : 30 % de femmes au CoDir

Depuis le 1er mars 2026, les entreprises publiant chaque année leur proportion de femmes et d'hommes aux postes et organes de direction doivent agir si un des deux sexes n'y atteint pas 30 %.

Nouvelles obligations au 1er mars 2026

Rappels. - Certaines grandes entreprises doivent progressivement assurer une représentation équilibrée femme-homme dans les postes de direction (loi 2021-1774 du 24 décembre 2021, JO du 26). Ainsi, les entreprises qui, pour le 3e exercice consécutif, emploient au moins 1 000 salariés doivent mesurer et publier chaque 1er mars au plus tard (en principe, sur le site internet de l'entreprise), la proportion de femmes et d’hommes au sein (c. trav. art. L. 1142-11 à L. 1142-13, D. 1142-15 à D. 1142-19 et R. 1142-20 à R. 1142-23) :

-du groupe des cadres dirigeants (c. trav. art. L. 3111-2) ;

-et du groupe des membres des instances dirigeantes, comme le comité de direction, le comité exécutif, le conseil stratégique ou le conseil décisionnaire (c. trav. art. L. 1142-11 ; c. com. art. L. 23-12-1).

Pour chaque groupe, l'employeur détermine le pourcentage de femmes et le pourcentage d’hommes sur une période de 12 mois consécutifs correspondant à l’exercice comptable (c. trav. art. D. 1142-15). Les données obtenues, ainsi que les modalités de leur publication, sont transmises au comité social et économique (CSE) (via la BDESE) et au ministère du Travail (via le site internet « index égapro »).

Pour plus de détails, voir Dictionnaire Social, « Cadres dirigeants (écarts de répartition entre les femmes et les hommes) ».

1er mars 2026. - À compter du 1er mars 2026, si un sexe n'atteint pas un minimum de 30 % dans chacun des 2 groupes ci-dessus, l’employeur doit :

-mettre en place des « mesures adéquates et pertinentes de correction », dans le cadre de la négociation périodique sur l'égalité professionnelle, par accord collectif ou à défaut, par décision unilatérale après consultation du CSE, pour remonter à au moins 30 % (c. trav. L. 1142-13 ; voir Dictionnaire Social, « Négociations obligatoires dans l'entreprise ») ;

-transmettre « les mesures de correction envisagées ou déjà mises en œuvre » au ministère du Travail et les communiquer au CSE (c. trav. art. D. 1142-19, al. 1).

Prochaines étapes 2029 et 2031

« Quota » de 40 %. - À compter du 1er mars 2029, si un sexe ne représente pas un minimum de 40 % de chacun des 2 groupes ci-dessus, l'employeur devra (loi précitée, art. 14, IV ; décret 2022-680 du 26 avril 2022, JO du 27, art. 1 et art. 2, V et VI) :

-mettre en place des « mesures adéquates et pertinentes de correction » et définir des objectifs de progression ;

-les publier au bout de 1 an (en principe, sur la même page internet que la proportion de femmes et d'hommes dans les postes et organes de direction ; voir ci-dessus) ;

-les communiquer, ainsi que leurs modalités de publication, au ministère du Travail.

Pénalité financière. - À partir du 1er mars 2031, si depuis au moins 2 ans le « quota » de 40 % ci-dessus n'est pas respecté, l’employeur sera passible d'une pénalité financière d'un montant maximal de 1 % des rémunérations et gains versés aux travailleurs salariés ou assimilés au cours de l’année civile précédente (loi précitée, art. 14, V).

À noter

Les revenus d’activité pour la détermination de l’assiette des cotisations de sécurité sociale seront pris en compte pour son calcul (c. séc. soc. art. L. 242-1, I ; c. rur. et pêche maritime art. L. 741-10).

Le DREETS fixera le montant de cette pénalité en tenant compte de la situation initiale de l’entreprise, des efforts constatés en matière de représentation « femme-homme » équilibrée et des motifs de sa défaillance (c. trav. art. R. 1142-20 à R. 1142- 22 au 1er mars 2029).

Parution: 03/2026
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Groupe Revue Fiduciaire 2026. Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.