Le premier besoin des collaborateurs pour dépasser les attendus de leur fiche de poste est la transparence et le sens de leurs actions c’est-à-dire une vision précise de ce à quoi ils contribuent. Un leadership inspirant agit comme un catalyseur : il donne du sens, de la confiance et l’envie d’avancer. À l’inverse, un manager qui contrôle tout ou se montre avare en feedback bloquera la dynamique d’action. Les collaborateurs se replient, attendent des ordres et limitent leurs initiatives.
Les comportements audacieux et pro-actif n’apparaîtront pas par hasard ! Si les managers veulent que leurs équipes prennent des initiatives, dépassent leurs peurs (de l’échec, de l’erreur…) et donnent le meilleur d’elles-mêmes, ils doivent s’interroger sur leurs propres comportements. Reconnaissent-ils les efforts ? Valorisent-ils les initiatives et les idées nouvelles ? Que font-ils en cas d’échec ou d’erreur ? Se montrent-ils suffisamment stimulants et donnent-ils envie de se dépasser ?
C’est aux managers de donner envie de travailler autrement, de s'aventurer dans de nouvelles tâches ou avec des moyens moins maîtrisés et de chercher à se dépasser.
À FAIRE. Montrez l’exemple : décidez, reconnaissez vos erreurs. Créez des rituels d’énergie collective : célébrez chaque initiative prise (en collectif de préférence, cette gratification sociale créant une boucle motivationnelle), plutôt que les succès in fine, pour encourager ceux qui osent et donner envie à ceux qui ne le font pas encore. Passez d’une posture de contrôle à celle de facilitateur. Mettez en place des dispositifs managériaux de « déblocage », en individuel en vous appuyant sur l’intelligence collective, en demandant aux personnes de bien exposer leur problème, ce qu’ils ont tenté pour le résoudre et de formuler une demande d’aide précise. Stimulez l’action au travers d’objectifs ambitieux dans les entretiens annuels et faites des feedbacks qui font grandir. Questionnez l’immobilisme, le manque de proactivité et toutes les fois où un sujet ou une tâche est remis à plus tard. Vous devez comprendre ce qui se cache derrière le « manque de temps » qui est souvent un prétexte : mauvaise compréhension de la demande, manque de sens, manque de compétence, comportement qui fait défaut comme la difficulté à dire non, à négocier un délai ou encore à déléguer à la bonne personne.
Créer une culture de l’action, c’est transformer la peur en énergie, les idées en initiatives et les intentions en résultats. Cela exige des choix organisationnels clairs, un travail sur les comportements et une posture de leadership inspirante. C’est un chemin exigeant mais profondément mobilisateur car quand l’action devient un réflexe collectif, c’est toute l’entreprise qui gagne en vitalité. Une culture du succès se construit. On peut espérer qu'un narcissisme d’entreprise (« on est de loin les meilleurs », « on est les seuls à proposer cette solution ») galvanise les troupes, mais il est rarement source de performance durable et cela peut même conduire à l’échec faute d’avoir entrepris les changements indispensables. L’adaptabilité est au cœur de la durabilité, il en va de même pour l’action.