Entretien de début de mandat. - Au début de son mandat de conseiller municipal, le salarié peut demander un entretien individuel avec son employeur afin d'y discuter des modalités pratiques d’exercice de son mandat au regard de son emploi (c. trav. art. L. 6315-2 ; c. gén. collect. terr. art. L. 2123-1, al. 8).
L’employeur et le salarié peuvent s’y mettre d'accord :
-et, le cas échéant, sur les conditions de rémunération des temps d’absence consacrés à l’exercice de ces fonctions.
Durée du travail. - La durée des absences d'un salarié élu pour assister à des réunions (voir ci-avant) est assimilée à une période de temps de travail effectif pour la détermination des droits à congés payés et des droits liés à l’ancienneté (c. trav. art. L. 3142-82).
Par ailleurs, le salarié conseiller municipal bénéficie du télétravail si son poste est compatible avec cette modalité d'organisation (c. gén. collect. terr. L. 2123-1-1).
Changement d'horaire. - L'employeur peut imposer de nouveaux horaires à un salarié élu local si cela ne modifie pas son contrat de travail [voir Dictionnaire Social, « Modification du contrat de travail (horaire) »] et n'entrave pas l'exercice de son mandat local. Si les deux conditions sont remplies, le refus du salarié de changer ses horaires justifierait son licenciement (cass. soc. 2 avril 2014, n° 13-11060, BC V 93).
Protection contre les discriminations. - Un salarié ne doit pas subir de discriminations parce qu'il exerce son mandat (c. trav. art. L. 1132-1).
Ni son mandat, ni ses absences ne doivent jouer dans une décision d'embauche, formation, promotion, etc., ou motiver, par exemple, un déclassement professionnel, une sanction disciplinaire ou un licenciement (c. trav. art. L. 1132-4 ; c. gén. collect. terr. art. L. 2123-8).