La plupart des personnes expriment manquer de confiance en soi alors qu’il s’agit plutôt d’un manque d’estime de soi. La confusion est fréquente.
La confiance en soi s’éprouve dans l’action, au travers de la capacité à atteindre ses objectifs. Rare sont ceux qui estiment en avoir en excès. Cela se traduit notamment par des difficultés à aller vers les autres – surtout des personnes en vue - dans un cocktail, à parler de soi devant des inconnus ou encore à prendre la parole en public. Parfois, il y a un écart entre ce ressenti (très intérieur) et la perception de ceux qui observent. On a généralement l’impression de manquer de confiance en soi alors que les autres, eux, en ont.
L’estime de soi, elle, est un ensemble de pensées (concept de soi) et de sentiments (amour de soi) vis-à-vis de soi-même. Elle se construit (ou se déconstruit) dès le plus jeune âge au travers du regard des parents. Sans un travail personnel pour sortir du regard des autres, elle devient dépendance. Après avoir recherché l’approbation de ses parents, on cherche celle de ses amis, ses professeurs puis ses mentors, son conjoint, son manager, ses enfants et de toute autre personne rencontrée pour la première fois. Ce regard de l’autre vient nourrir un sentiment d’être quelqu’un de bien ou d’important. Le problème est ici de lier sa performance ou ses résultats à ce que l’on est. Or, la performance n’étant pas stable dans le temps, cela génère une estime de soi elle aussi variable. Un jour j’ai le sentiment d’être le meilleur pour le lendemain me sentir nul. Le lien avec la quête de l’excellence est alors établi : « Je dois absolument être le/la meilleur(e) et réussir sinon je suis nul(le) et je ne vaux rien ».