« Il est indispensable que chaque entreprise mène une réflexion globale sur l'usage de l'IA, les RH pouvant être ici de vrais moteurs, qu'elle pose un cadre sur l’utilisation de l’IA (ex. : éviter la fuite de données), forme les collaborateurs et désigne des référents (régulièrement formés) qui comprennent l'IA et peuvent répondre aux questions en interne. Cela sécurise l’utilisation de l’IA, outil performant mais pas infaillible.
Les RH doivent particulièrement apprendre à utiliser l’IA conformément à l’IA Act (Règlement européen encadrant l’utilisation de l’IA). Par exemple, intégrer l’IA dans les process de recrutement permet de gagner du temps mais il faut respecter les conditions posées par l’IA Act et le RGPD.
Aujourd'hui, les RH ont l'opportunité de remettre l'humain au cœur de leurs missions, de se recentrer sur leurs fondamentaux (gérer les personnes, les connaître…) en laissant l'administratif à la machine. Ils peuvent ainsi être à l’écoute des collaborateurs avec une valeur ajoutée plus grande. En effet, les salariés, surtout les nouvelles générations, sont habitués à interagir avec les outils informatiques pour accéder à des infos (ex. : droits à congés). Le RH devient un RH de proximité, qui connaît de mieux en mieux les collaborateurs, et qui peut toujours répondre à des questions basiques mais qui, grâce à l’IA, a du temps pour traiter des problématiques plus compliquées ou plus sensibles. Les divers postes RH et les compétences requises sont donc à redéfinir.
Cette évolution concerne tout service RH, de toute entreprise. Même dans une toute petite structure, le RH va utiliser l'IA qu'il s'agisse d'outils gratuits (attention aux informations partagées, du fait de la confidentialité des données RH) ou d'une solution qui intègre de l'IA, s’il y a un peu de budget.
Au final, c’est à chaque entreprise de trouver la place de l’IA et de l'ajuster dans le temps. »