Des scénarios sollicitant plus ou moins votre adaptabilité
1/ Devenir le manager de l’équipe dont on était un super collaborateur :
-Niveau d’adaptabilité : *
-Avantage et inconvénient : connaissance des métier/outils/processus/interlocuteurs qui confère une certaine autorité ou légitimité
-Enjeux : prendre du recul sur l’opérationnel et se détacher de tout ce qu’on pense connaître sur le bout des doigts
2/ Prendre une fonction projet ou un métier transverse
-Niveau d’adaptabilité : ** à ***
-Avantage et inconvénient : challenge et nécessité de démontrer rapidement, pas de management hiérarchique mais transversal
-Enjeux : se rendre visible en devenant référent sur le sujet, rentrer en profondeur dans la problématique et délivrer à hauteur des attendus
3/ Augmenter son périmètre (en nombre, en géographie, en métiers)
-Niveau d’adaptabilité : ** à ***
-Avantage et inconvénient : un ou plusieurs adjoint(s) ou des managers intermédiaires qui pilotent les sous-entités de ce large périmètre, une dimension plus stratégique avec une certaine déconnexion du terrain, un certain pouvoir de décision
-Enjeux : prendre de la hauteur et apporter de la valeur à des personnes autonomes qui savent ce qu’elles ont à faire, comprendre son écosystème pour prendre les bonnes décisions notamment aux interfaces
4/ Changer de direction ou d’entreprise (dans le même métier/dans un métier différent de celui d’origine)
-Niveau d’adaptabilité : ** à ***
-Avantage et inconvénient : renouveau et motivation dans un contexte différent de ce qu’on connaissait, réseau à reconstruire, outils et processus à découvrir
-Enjeux : s’adapter à de nouvelles façons de travailler sans chercher à reproduire exactement ce qui marchait dans l’ancien périmètre, ce que l’on connaît ou maîtrise
5/ Devenir manager d’une équipe dont on ne connaît pas le métier
-Niveau d’adaptabilité : ***
-Avantage inconvénient : méconnaissance des métier/outils/processus/interlocuteurs et possibilité de se focaliser sur le management en s’appuyant sur l’expertise des collaborateurs
-Enjeux : apporter de la valeur autrement et rapidement et se sentir légitime sans avoir d’expérience dans le domaine
À noter
Le syndrome de l’imposteur est ce sentiment de ne pas se sentir à la hauteur et se demander quelle est sa légitimité à occuper de nouvelles fonctions. Le processus pour en sortir est de remplacer la question « Est-ce que je suis capable ? » par « Comment m’y prendre pour réussir ? » (voir aussi « Quand le manager se sent un imposteur », RF Social n° 232).
En fonction de ce qu’active ce changement de poste, plusieurs émotions peuvent apparaître : impatience, plaisir, excitation, joie, curiosité, surprise, peur face aux incertitudes, doutes sur ses capacités, tristesse de quitter son job. Quel est votre cocktail ?