Le principal frein à faire connaître ses compétences et ses réalisations relève de la peur d’en faire trop, de donner l’impression de se vanter ou de passer pour quelqu’un d’insupportable qui se met trop en avant « moi, je, personnellement ». Résultat, autre extrême, on travaille dans l’ombre.
Le second frein est lié à une quête de la perfection, de l’exceptionnel, avant de s'autoriser à valoriser son action. Ce qui fait que l’occasion ne se présente pas ou peu. À trop considérer que ce que l’on fait est normal, que c’est son rôle, qu'on est payé pour, on minimise ses actions.
Le dernier frein relève de l’éducation, le côté « bon.ne élève », qui fait que l'on pense que bien faire son travail suffira, que ce sera visible et qu'on sera récompensé.e d’une manière ou d’une autre de notre bel engagement. Pas du tout au contraire et c’est l’une des principales raisons qui fait la réussite de beaucoup d'hommes, là où les femmes se créent leur propre plafond de verre.
À FAIRE. Prenez du recul et analysez les conséquences négatives à ne rien faire. Puis demandez-vous quels seraient les bénéfices à le faire. Regardez les carrières de ceux qui savent se mettre en avant, observez comment ils s’y prennent. Vous pouvez vous inspirer (au moins un peu) de leurs comportements et de leurs manières de faire. Dans cette liste non exhaustive choisissez 2 ou 3 adjectifs qui traduisent ce pour quoi vous aimeriez être davantage reconnu : consciencieux, loyal, persévérant, ingénieux, original, optimiste, courageux, stratège, méthodique, audacieux… Imaginez comment générer cette perception au travers de ce que vous dites et faites.