La loi de finances (LF) pour 2025 pose les bases légales de l’activité partielle de longue durée Rebond (ou APLD Rebond) (LF art. 193), dont la logique est celle du dispositif d’APLD qui avait accompagné la crise du covid-19. Un décret est nécessaire pour son entrée en vigueur.
Entreprises visées. - L'APLD Rebond vise à assurer le maintien dans l’emploi des salariés dans les entreprises confrontées à une réduction d’activité durable qui n’est pas de nature à compromettre leur pérennité (LF art. 193, I). Un décret précisera le niveau maximal de la réduction d'activité pouvant être mis en place (possiblement 40 % ; communiqué de presse min. Travail du 27 janvier 2025).
Mise en place. - L'APLD Rebond est mise en place soit par accord collectif (conclu au niveau de l’établissement, de l’entreprise ou du groupe), soit, après consultation du CSE s'il en existe un, par document unilatéral pris en application d'un accord collectif de branche étendu d’APLD Rebond (LF art. 193, I).
Entre autres mentions, l'accord collectif ou le document unilatéral précise les engagements spécifiquement souscrits par l'employeur, notamment pour le maintien de l’emploi et la formation professionnelle (LF art. 193, I et II).
L'accord collectif ou le document unilatéral sont transmis à l'autorité administrative pour validation (cas d'un accord) ou pour homologation (document unilatéral d'application d'un accord de branche étendu) (LF art. 193, III).
Indemnisation. - Un décret fixera les niveaux d'indemnisation des salariés et des employeurs. Ils seront plus favorables que l'activité partielle « classique » (selon nos informations, même niveaux que l'APLD que l'on connaissait jusqu'à présent).