Faute d'employer au moins 6 % de travailleurs handicapés, les entreprises d'au moins 20 salariés s'acquittent d'une contribution financière [c. trav. art. L. 5212-1 et s. ; voir Dictionnaire Social, « Handicapés (contribution AGEFIPH) »].
Moins de dépenses déductibles. - Certaines dépenses peuvent être déduites de la contribution AGEFIPH (c. trav. art. L. 5212-11 et D. 5212-23), dont trois catégories à titre transitoire jusqu'à l'obligation d'emploi 2024 (décret 2020-1350 du 5 novembre 2020, art. 3).
À compter de l'obligation d'emploi 2025 (contribution à payer en 2026), il ne sera plus possible de déduire :
-les actions concourant à la professionnalisation des dirigeants ou des travailleurs des entreprises adaptées, des travailleurs des établissements ou services d'aide par le travail ou des travailleurs indépendants handicapés, ainsi qu'au développement des achats auprès de ces acteurs.
En revanche, la déduction de la dépense relative aux partenariats, par voie de convention ou d’adhésion, avec des associations/organismes œuvrant pour la formation, l'insertion sociale et professionnelle de personnes handicapées que l’employeur accueille ou embauche (hors participation aux opérations de mécénat) pourrait être pérennisée (projet de décret, à suivre sur www.rfsocial.com).
Fin de la modulation. - Pour les années 2020 à 2024, la contribution AGEFIPH faisait l’objet de dispositions transitoires permettant d’en moduler le montant en cas de hausse (décret 2019-523 du 27 mai 2019, art. 2, 2°). Sous conditions, la hausse de la contribution par rapport à l’année précédente peut être réduite de 50 % pour la contribution 2024 (à payer en 2025).
Ce dispositif disparaîtra à compter de l'OETH 2025 (contribution à payer en 2026).