Les Français partent plus souvent, mais moins longtemps, et ils ont de plus en plus de mal à déconnecter, voire ils ne se déconnectent pas. Pourtant, les vacances devraient permettre de se reposer, prendre du recul et faire des choses différentes de nos habitudes avec un rythme qui convient mieux à nos besoins physiologiques.
Et si on profitait des vacances pour faire du bien à son cerveau ? La plasticité cérébrale (développement de nouvelles connexions neuronales) étant stimulée par de nouvelles expériences et l’apprentissage, et si vous misiez sur votre développement cérébral cet été !
À FAIRE. Osez la détox digitale : oubliez vos téléphones et ordinateurs professionnels et privilégiez le carnet de voyage pour noter vos idées, vos impressions, vos réflexions. Évitez au maximum ou supprimez les écrans et mettez votre mobile en mode avion sauf nécessité absolue, ne consultez ni vos mails (pro et perso) ni les réseaux sociaux. Pendant tout ce temps gagné, faites-vous plaisir, videz-vous la tête avec des activités agréables et testez-en de nouvelles : faites du sport, découvrez de nouveaux endroits ou de nouvelles activités, passez du temps avec vos proches, lisez, faites des jeux ou des activités qui stimulent vos fonctions cérébrales, mangez équilibré, dormez au moins 8 heures, contemplez les beautés naturelles, méditez ou faites du yoga et bien sûr prenez du temps pour réfléchir sur vous et sur vos objectifs de vie. Autorisez-vous à ne rien faire, vous ennuyer, à laisser le temps passer. Observez, écoutez, reconnectez-vous à la nature et aux autres. Si vous ne voyagez pas seul, composez avec vos partenaires de vacances sans négliger votre bien-être et vos besoins. Réjouissez-vous chaque jour de vivre de bons moments, c’est le moment d'appliquer les 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber.
Quel est le risque si vous ne faites pas tout ça ? Eh bien, vous rentrerez de vacances sans avoir rechargé vos batteries, le rythme vous embarquera et vous lutterez pour tenir jusqu’à la Toussaint ou pire jusqu’aux fêtes de fin d’année, qui ne sont reposantes ni pour nos estomacs ni pour notre besoin de nous recentrer sur nous. Puis c’est reparti pour une nouvelle année et le défi de tenir jusqu’aux vacances d’hiver ou de printemps avant la ligne droite jusqu'aux vacances d’été. Et d’année en année, vous vous sentez plus épuisé et peinez à tenir jusqu’à un break rêvé et jamais possible.