Sanction provoquant une baisse de salaire. - Certaines sanctions, tout à fait légales, ont une incidence sur la rémunération du salarié. Il ne s'agit pas de sanctions pécuniaires dans la mesure où la perte de salaire est seulement la conséquence de la sanction.
-une rétrogradation, car la diminution de salaire est la conséquence des attributions moins importantes confiées au salarié (cass. soc. 22 janvier 1992, n° 88-43050, BC V n° 27).
En revanche, si une rétrogradation se traduit par une rémunération moindre mais que le poste et les attributions du salarié restent identiques, il subit une sanction pécuniaire (cass. soc. 23 février 1994, n° 90-45001 D).
Retenue de salaire liée à une absence. - Lorsqu'un salarié est absent, l’employeur peut opérer une retenue sur sa rémunération à ce titre. Par exemple, il peut pratiquer une retenue sur salaire en cas de retard (cass. soc. 21 mars 2012, n° 10-21097 D). Encore faut-il que la retenue soit strictement proportionnelle à la durée de l’absence et n'excède pas le temps non travaillé (cass. soc. 8 juillet 1992, n° 89-42563, BC V n° 445).
Réduction de primes liée à une absence. - Il est possible de réduire ou supprimer une prime en cas de retard ou d’absence (non assimilée à du temps de travail effectif) sous réserve que tous les salariés dans cette situation, et tous les motifs d'absence, soient concernés (cass. soc. 26 mars 2014, n° 12-18125, BC V n° 92 ; cass. soc. 7 novembre 2018, n° 17-15833 FPB). Par exemple, il est impossible de réduire une prime d’assiduité seulement en cas d'absence pour grève (cass. soc. 16 janvier 2008, n° 06-42983, BC V n° 11).