Dérogations spécifiques JO. - Sauf dérogations, le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche (voir Dictionnaire Social, « Dimanche »). Dans le cadre des JO de l'été 2024, une nouvelle dérogation permet aux employeurs d'ouvrir leurs commerces le dimanche sur autorisation préfectorale, du 15 juin au 30 septembre 2024 (loi 2023-380 du 19 mai 2023, art. 25, JO du 20).
Cette dérogation interviendra à défaut ou en complément de toute autre dérogation dont l'employeur bénéficierait déjà.
Établissements concernés. - Les employeurs pourront demander l'autorisation d'ouvrir le dimanche si leurs établissements de vente au détail (loi 2023-380 du 19 mai 2023, art. 25, JO du 20 ; communiqué de presse du Préfet de Paris du 23 avril 2024) :
-et sont situés dans les communes d'implantation des sites de compétition, ainsi que dans les communes limitrophes ou situées à proximité de ces sites (pour Paris, tous les arrondissements).
Dans ce contexte, le repos hebdomadaire des salariés pourra être pris un autre jour que le dimanche, par roulement.
Autorisation préfectorale requise. - Le préfet accordera son autorisation « compte tenu des besoins du public résultant de l’affluence exceptionnelle attendue de touristes et de travailleurs » et après avis des acteurs locaux (ex. : conseil municipal) ainsi que des organisations patronales et des syndicats.
Lorsque le préfet a autorisé un établissement à déroger à la règle du repos dominical, il peut autoriser tout ou partie des établissements situés dans les communes accueillant les JO et exerçant la même activité à y déroger, dans les mêmes conditions. Ces employeurs n'auront alors pas à déposer de demande individuelle.
Volontariat impératif. - Les salariés travailleront le dimanche sur la base du volontariat. Ils devront avoir donné leur accord écrit à l’employeur. Le refus de travailler le dimanche ne pourra donner lieu à aucune discrimination, sanction ou licenciement (c. trav. L. 3132-25-4).
Quelles contreparties ? - Les employeurs verseront aux salariés travaillant le dimanche une contrepartie financière (rémunération au moins doublée) et une contrepartie en repos (attribution d’un repos compensateur équivalent en temps) (c. trav. art. L. 3132-27). À défaut de contreparties ou en cas de non-respect du volontariat, l'employeur risquera une amende de 5° classe par salarié illégalement employé (c. trav. art. R. 3135-2 ; c. pén. art. 131-13 ; décret 2024-338 du 12 avril 2024, JO du 13).
Guichet unique pour traiter les demandes
La Direction régionale interdépartementale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) d’Île-de-France a créé un guichet unique pour centraliser le traitement des demandes de dérogations en matière de durée du travail : drieets idf.jop2024-travail@drieets.gouv.fr. Le ministère du Travail a invité les entreprises souhaitant obtenir des dérogations à la durée du travail à passer par ce guichet (www.travail-emploi.gouv.fr, information du 30 avril 2024).