Pour la prise en compte de l'arrêt maladie non professionnelle dans l'ancienneté, voir en début d'article.
Principe de calcul. - Pour calculer l’indemnité, l’employeur prend comme salaire de référence, le plus avantageux pour le salarié entre (c. trav. art. L. 1234-9 et R. 1234-4 ; voir Dictionnaire Social, « Indemnité de licenciement ») :
-soit 1/3 des 3 derniers mois de salaire (prime ou gratification annuelle ou exceptionnelle, versée dans cette période, prise en compte au prorata).
En pratique, le calcul se fait « sur les 12 ou sur les 3 derniers mois précédant le licenciement » (cass. soc. 11 mars 2009, n° 07-42209 D), c’est-à-dire sur les 12 ou 3 mois précédant la notification du licenciement.
Attention, l'indemnité se calcule sur la base de la rémunération que le salarié aurait dû percevoir et non sur celle effectivement perçue du fait des manquements de l'employeur à ses obligations (ici 8000 € d'heures supplémentaires que l'employeur a été condamné à payer) (cass. soc. 15 mars 2023, n° 21-16057 FSB).
Absence maladie non professionnelle. - L’employeur retient le salaire brut habituel (parties fixe et variable de la rémunération). Lorsque le salaire s’est trouvé réduit au cours de la période de référence du fait de la maladie, il doit se référer à ce que le salarié aurait perçu s’il avait travaillé normalement (cass. soc. 3 novembre 1993, n° 92-40365 D). D'ailleurs, si le salarié est en arrêt maladie au moment de son licenciement, les salaires de référence pris en compte pour calculer son indemnité sont ceux perçus avant l’arrêt de travail (cass. soc. 23 mai 2017, n° 15-22223, BC V n° 90).
Les cas particuliers
❶Indemnité conventionnelle de licenciement : les règles de l'indemnité légale sont généralement transposables, mais il faut se reporter à la convention collective applicable (voir Dictionnaire Social, « Indemnité de licenciement »).
Exemple : la règle de proportionnalité applicable à un salarié successivement à temps partiel et à temps plein s'applique à l’indemnité conventionnelle de licenciement (cass. soc. 16 avril 2015, n° 13-27905 D), hormis pour un plafond forfaitaire de cette indemnité (cass. soc. 26 septembre 2018, n° 17-11102 FSPB).
❷ Licenciements spécifiques : des règles spécifiques s'appliquent dans certains cas comme le licenciement pour inaptitude [voir Dictionnaire Social, « Inaptitude (indemnité de licenciement) »].