Accord explicite, clair et non équivoque. - L’accord du salarié doit être explicite. Aussi, son silence vaut refus (voir Dictionnaire Social, « Modification du contrat de travail »). L'accord doit également être clair et non équivoque. Tel n'est pas le cas quand un salarié accepte ses nouvelles fonctions mais réfute l'aspect disciplinaire de la mesure (cass. soc. 14 juin 2023, n° 21-22269 FD).
Sanction de substitution en cas de refus. - En cas de refus du salarié, soit l'employeur renonce à le sanctionner, soit il prononce une autre sanction adaptée à la faute. Cette sanction de substitution peut aller jusqu’au licenciement disciplinaire quand la faute le justifie (cass. soc. 11 février 2009, n° 06-45897 FSPBR).
S'il envisage une sanction lourde (ex. : licenciement), l'employeur convoque le salarié à un autre entretien dans les 2 mois suivant son refus (cass. soc. 15 janvier 2013, n° 11-28109, BC V n° 7). Si l’employeur a accordé un délai au salarié pour répondre à la proposition de rétrogradation, au terme duquel son absence de réponse valait refus, c’est à la fin de ce délai que le délai de 2 mois débute (cass. soc. 27 mai 2021, n° 19-17587 FSP).
Si l'employeur opte pour le licenciement, il le notifie dans le mois suivant cet entretien (cass. soc. 27 mars 2007, n° 05-41921, BC V n° 57).