Pratique autorisée sous conditions. - Le recruteur peut recueillir des informations strictement professionnelles, et seulement celles-là (voir ci-avant), auprès de l’environnement professionnel du candidat, par exemple auprès de supérieurs hiérarchiques, de collègues, de maîtres de stage, d'anciens étudiants de l'école ou de l'université du candidat.
En revanche, collecter les coordonnées de références personnelles pour mener une enquête « de moralité » serait, à notre sens, excessif et illicite. Dans le même ordre d'idées, il est interdit d'enquêter sur le passé syndical ou politique du candidat (guide précité, fiche n° 1).
Information du candidat. - Il convient d'abord de prévenir le candidat que son entourage professionnel va être interrogé (c. trav. art. L. 1221-9 ; RGPD, art. 14 ; guide précité, fiche n° 5). Autrement dit, cette information est un préalable obligatoire à la prise de références professionnelles.
Il faut aussi informer le candidat sur la catégorie des données personnelles pouvant ainsi être collectées (ex. : information relative à son expérience professionnelle). Cette seconde information peut être faite en même temps que la première ou dans le mois suivant la collecte des données (guide précité, fiche n° 8).
Le candidat peut être informé oralement, mais un écrit est préférable pour se constituer une preuve de cette information.
Interrogation de l'employeur actuel. - Quand le candidat est encore en poste, il est à notre avis impératif d'avoir son accord exprès avant d'interroger son employeur actuel. Il s'agit ainsi de respecter le RGPD qui impose que les données personnelles soient collectées loyalement et de manière transparente (RGPD, art. 5 ; guide précité, fiche n° 1).