Outrage « non aggravé ». - Depuis le 1er avril 2023, la sanction encourue pour un outrage sexiste et sexuel « non aggravé » relève de la contravention de la 5e classe (et non plus de la 4e) (décret 2023-227 du 30 mars 2023, JO du 31 ; c. pén. art. R. 625-8-3). Son auteur encourt désormais une peine d’amende de 1 500 € (récidive : 3 000 €).
Outrage « aggravé ». - Depuis le 1er avril 2023, l’infraction d’outrage sexiste et sexuel est devenue un délit (et non plus une contravention de la 5e classe) en cas de circonstances aggravantes (loi 2023-22 du 24 janvier 2023, art. 14, JO du 25).
Son auteur encourt une peine d’amende de 3 750 € (c. pén. art. 222-33-1-1) et des peines complémentaires (ex. : peine de travail d'intérêt général) (c. pén. art. 222-48-5 et R. 625-8-3).
Dans le même temps, la liste des circonstances aggravantes est modifiée. Elle vise notamment l'infraction commise sur un mineur (quel que soit son âge), sur une personne en raison de son identité de genre, vraie ou supposée (pas uniquement en raison de l’orientation sexuelle) ou sur une personne dont la particulière vulnérabilité ou dépendance résultant de la précarité de sa situation économique ou sociale est apparente ou connue de l'auteur de l'infraction. Il en va de même quand l'infraction est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complices.