Employeurs concernés. - Chaque 1er mars au plus tard, les entreprises et les unités économiques et sociales (UES) d'au moins 50 salariés calculent et publient leur « index égalité professionnelle » (c. trav. art. L. 1142-8 et D. 1142-4). L'administration préconise d'évaluer l'effectif à cette date (Index de l’égalité professionnelle : calcul et questions/réponses, au 10 novembre 2022 ; https://travail-emploi.gouv.fr/).
Cet index consiste en une note globale sur 100 points qui peut mettre en avant d'éventuelles disparités de rémunération entre les femmes et les hommes dans l'entreprise [c. trav. art. L. 1142-8 à L. 1142-10 ; Dictionnaire Social, « Rémunération (écarts entre les femmes et les hommes) »]. Il est calculé sur une période de référence de 12 mois consécutifs et repose sur une série de 4 indicateurs pour les entreprises de 50 à 250 salariés, 5 pour celles de plus de 250 salariés (c. trav. art. D. 1142-2 et D. 1142-2-1).
Publication de l'index. - Chaque 1er mars au plus tard, les entreprises et UES concernées publient sur leur site internet un « Index de l'égalité professionnelle ». En pratique, elles publient la note globale de l’index et la note obtenue à chacun des indicateurs le composant.
Note globale inférieure à 85 points. - Lorsque la note globale est inférieure à 85 points, l'entreprise ou l'UES doit fixer et publier sur son site internet (voir ci-après) des objectifs de progression pour les indicateurs pour lesquels elle n'a pas atteint la note maximale (c. trav. art. D. 1142-6-1).
Un accord collectif ou, à défaut, une décision unilatérale de l’employeur détermine ces objectifs de progression (c. trav. art. L. 1142-9-1).
Note globale inférieure à 75 points. - En cas de note globale inférieure à 75 points, il faut non seulement fixer des objectifs de progression (voir ci-avant), mais également définir des mesures de correction adaptées, voire des mesures de rattrapage salarial (c. trav. art. D. 1142-6). En effet, l’entreprise doit faire le nécessaire pour revenir à au moins 75 points dans un délai de 3 ans, sous peine d’acquitter une pénalité financière (c. trav. art. L. 1142-9).
Un accord collectif, à défaut, une décision unilatérale de l’employeur prise après consultation du CSE, fixe ces mesures (c. trav. art. L. 1142-9 et L. 2242-1, 2°).
L’entreprise publie ses objectifs de progression et ses mesures de correction et de rattrapage sur son site internet (voir ci-après).