Par dérogation aux dispositions légales et aux règles conventionnelles applicables dans l’entreprise, l’établissement ou la branche, la loi de finances rectificative pour 2022 permet à un salarié de demander à son employeur de renoncer à tout ou partie de ses journées ou demi-journées de repos acquises en application soit d’un accord de RTT antérieur à la loi du 20 août 2008 et maintenu, soit d’un accord d’aménagement du temps de travail sur une période supérieure à la semaine. Cette possibilité concerne toute entreprise, quelle que soit sa taille (loi 2022-1157 du 16 août 2022, art. 5, JO du 17 ; c. trav. art. L. 3121-41 et s.).
L'initiative est réservée au salarié.
Rappelons que hors de toute mesure dérogatoire comme celle-ci, le paiement des jours de RTT non pris n’est possible que si l’accord collectif le prévoit ou si l’absence de prise de RTT est imputable à l’employeur. Faute de quoi, les jours de RTT non pris par les salariés sont perdus (voir Dictionnaire Social, « Aménagement du temps de travail »).