Circonstances exceptionnelles exigées. - Une fois passé le délai de prévenance d'un mois, l'employeur peut modifier les dates de départ en congés à condition de justifier de circonstances exceptionnelles (c. trav. art. L. 3141-16). S'il n'y en a pas, le salarié peut refuser une modification de ses dates et partir en congé à la date prévue, sans commettre de faute (cass. soc. 3 juin 1998, n° 96-41700, BC V n° 294).
En l'absence de définition légale, les juges décident au cas par cas s'il s'agit de circonstances exceptionnelles.
Modification admise. - L'employeur a pu modifier les dates de CP, hors délai de prévenance :
-d'un conducteur de travaux devant remplacer de façon anticipée, à l'étranger, un salarié décédé (cass. soc. 15 mai 2008, n° 06-44354 D) ;
Modification refusée. - Les juges n'ont pas admis que la demande faite à un conducteur de travaux d'assister à une réunion d'expertise sur un chantier, dont il avait eu la responsabilité et qui présentait de graves désordres, relevait de circonstances exceptionnelles (cass. soc. 28 novembre 1991, n° 90-41145 D). Ils les ont aussi écartées pour un employeur qui avait exigé d'un agent d'une entreprise de nettoyage, qu'il soit présent à la date de reprise du chantier par une entreprise (cass. soc. 15 mai 2002, n° 00-41528 D).