La direction impulse le changement, puis les managers ont pour rôle de le relayer auprès de leurs équipes. Mais attention, cela suppose qu’ils se soient approprié les nouveautés, ce qui ne va pas de soi.
Trop souvent on sous-estime ce besoin de sens des managers. On considère que parce qu’ils sont managers, ils devraient s’approprier le changement naturellement. Or, quand on a peu ou pas été associé aux réflexions en amont, devenir ambassadeur d’un changement suppose un travail qui peut renvoyer à des questionnements plus profonds (voir RF Social 226, « Rester un manager authentique tout en incarnant la fonction »). Ce travail consiste a minima à dépasser ses ambivalences (car nous sommes la plupart du temps à la fois attirés et en rejet du changement). Ensuite, l’appropriation passe notamment par une concrétisation au niveau de son équipe, c’est-à-dire la déclinaison des changements sur son périmètre de responsabilité. Contrairement à l’impulsion qui est assez descendante, cet exercice de déclinaison part des équipes, elle est donc tout à fait participative. C’est pourquoi il convient d’être totalement aligné et ferme sur le cap (où on va ?) mais souple sur la façon d’y arriver (comment on y va ?).
À l’issue de la déclinaison, arrive la phase de mise en œuvre concrète avec des succès assurément, des échecs peut-être et sûrement des difficultés à dépasser. Ainsi, le manager devient accompagnateur du changement. C’est lui qui est garant des engagements pris collectivement et de l’appui de chaque collaborateur pour souligner les réussites et aider à dépasser les difficultés dans une posture de manager coach qui fait accoucher de nouvelles manières de faire en générant de la motivation à changer et des mises en situation opérationnelles pour tester de nouvelles manières de faire.
Les 4 comportements des managers ambassadeurs
Après deux années de forte sollicitation de nos capacités adaptatives, il est essentiel que les managers jouent leur rôle d’amortisseur des changements et de prévention des Risques Psycho-Sociaux. Pour cela, l’écoute et l’empathie sont deux qualités essentielles. Les solutions viennent des collaborateurs, appuyons-nous sur l’intelligence collective. Faire évoluer les comportements et donc l’état d’esprit est possible, encore faut-il un peu de méthode, beaucoup de pédagogie et plus globalement une bonne compréhension du fonctionnement humain. C’est aussi d’accompagner ces changements qui rend le management si passionnant car tout est à co-écrire. Le principal risque du changement est de produire un peu plus de la même chose. Si vous voulez éviter cela, il convient de revoir votre façon de manager le changement.