« On est à l'aune d'une nouvelle façon de penser le travail. Les entreprises ont opté pour 2 jours de télétravail car c’est important pour les collaborateurs et indispensable vis-à-vis des candidats. Mais recourir au télétravail suppose de revoir toute l'organisation du travail, c’est très contextuel. Dans les faits, peu d’entreprises ont abouti à une vraie réflexion globale, certaines l'ont amorcée. On cherche le nouveau modèle.
Le plus compliqué c’est de définir pourquoi on vient en présentiel. Cela pose beaucoup de questions sur les processus de l’entreprise, sa façon de fonctionner, ses rites. De plus, on va nécessairement toucher au management car ça ne peut pas être la même chose de gérer des collaborateurs sur site ou en mode hybride. C'est toucher à comment le manager s’incarne, qu’est-ce qui est attendu de lui, comment ça se décline ? On est sur des questions sensibles qui demandent de la proximité avec les managers. Déployer de nouvelles façons de manager les équipes prend du temps.
Au final, la crise a mis en évidence que la capacité de résilience de l’entreprise réside dans sa faculté à constamment essayer de s’améliorer avec les collaborateurs et de les embarquer au maximum. Sur les prochaines années, il va se passer des choses au niveau du travail et ce sera très bénéfique pour les collaborateurs et les entreprises. »