Il peut arriver qu’un salarié ayant fait l’objet d’une mise à pied disciplinaire persiste à venir dans l’entreprise. Le refus du salarié de se soumettre à une sanction qu’il conteste ne caractérise pas, en lui-même, une faute grave (cass. soc. 4 octobre 1990, n° 88-44017, BC V n° 412). Mais il a cependant été admis que l'employeur procède à un licenciement pour faute grave en invoquant l’attitude provocatrice du salarié (cass. soc. 25 mai 2004, n° 02-41900, BC V n° 136) ou encore un comportement ayant gravement perturbé le bon fonctionnement de l’entreprise et délibérément porté atteinte à l’autorité de l’employeur (cass. soc. 25 mai 1989, n° 85-43864, BC V n° 393).