Veiller à la charge de travail pour prévenir les burn-out
Différentes causes de burn-out. - Dans certaines entreprises, l'activité s'est intensifiée ou la réorganisation du travail implique de gérer des volumes importants d’information ou d'agir dans l'urgence. Selon l'ANACT, des situations de surcharge de travail ou de surmenage peuvent en résulter.
L'ANACT pointe également le risque lié, dans certains secteurs ou à certains postes, à l’engagement et la mobilisation des salariés, qui peut donner lieu à un surinvestissement. Le risque de burn-out touche autant les salariés en présentiel qu'en télétravail.
Contrôler la durée de travail. - Quelles que soient les circonstances, l'employeur doit contrôler la durée de travail des salariés, afin de s'assurer que ceux-ci bénéficient de leur temps de pause et de leur repos quotidien et hebdomadaire, que les durées maximales de travail ne sont pas dépassées. Le cas échéant, il décompte les heures supplémentaires réalisées.
S'il applique un accord ou une charte relative au télétravail, ce document fixe les modalités de contrôle du temps de travail ou de régulation de la charge de travail (c. trav. art. L. 1222-9).
Respecter le droit à la déconnexion. - Il s'agit, en pratique, du droit des salariés d'être déconnectés des outils numériques ou de communication en dehors du temps de travail, qu'ils soient fournis par l'entreprise ou personnels et utilisés à des fins professionnelles (ex. : boîte mail, téléphone portables, réseaux sociaux, etc.). Les entreprises assujetties à la négociation obligatoire sont tenues de se doter d'un accord collectif ou d'une charte relatif au droit à la déconnexion (c. trav. art. L. 2242-17).
Dans les autres, l'employeur doit aussi veiller à ce que les salariés bénéficient de ce droit (voir RF Social, Revue d'actualité 211, p. 12).
Exemples d'outils pratiques. - L'ANACT propose plusieurs pistes d'action afin de prévenir les difficultés liées à la charge de travail (« COVID-19 et prévention des RPS : faire face à une situation inédite dans sa durée ») :
-organiser des réunions hebdomadaires pour adapter les objectifs individuels et collectifs aux moyens réellement disponibles et prioriser les activités ;
-échanger avec les personnes occupant des fonctions-clés sur la qualité attendue du travail, la priorisation des tâches, la nécessité d’alerter sur la charge de travail ;
-instaurer des rendez-vous réguliers entre manager et salarié pour évaluer la charge de travail et adapter les missions et les horaires et prendre en compte les situations particulières (ex. : garde d’enfants, soins aux personnes malades) ;
-prévoir une certaine liberté dans la gestion du temps de travail, avec des garde-fous : plages horaires minimum-maximum, temps de pauses, droit à la déconnexion, etc. ;
-apporter un appui spécifique aux managers.