« L'index sensibilise à la question de l'égalité de rémunération entre les femmes et les hommes. C'est une bonne chose, mais cela relève du bon sens pour tout employeur car sous-payer une femme (ou un homme), c'est créer des frustrations préjudiciables à l'entreprise.
Par ailleurs, l'index a le défaut de raisonner en termes d'égalité. Par exemple, il ne prend en compte ni les compétences des salariés, ni leur expertise, ni le contexte de leur embauche, or tout cela joue sur la rémunération accordée aux salariés. Raisonner en termes d'égalité plutôt que d'équité paraît donc discutable. De plus, dans les PME (Eurécia compte 80 salariés, dont 55 % de femmes), établir des groupes d'au moins 3 femmes et 3 hommes est souvent impossible. Plus la PME est petite, plus l'index perd de sa pertinence.
Au final, notre score est satisfaisant (84 %) mais cela ne changera pas nos ressources humaines. Nous continuerons à penser les embauches, les carrières et les rémunérations en fonction de nos projets professionnels (diversité, mixité, mérite…). D'ailleurs une salariée promue du seul fait qu'elle est une femme apprécierait-elle cette décision ? »