Licenciement du salarié. - Le bénéfice de l'immunité disciplinaire suppose que le salarié soit de bonne foi. En cas de mauvaise foi, la protection tombe. Dans ce cas, l'employeur peut décider de sanctionner le salarié, en allant jusqu'à le licencier (cass. soc. 10 mars 2009, n° 07-44092, BC V n° 66). Attention à avoir toutes les cartes en main pour prouver, en cas de litige, la mauvaise foi du salarié car, à défaut, le licenciement sera jugé nul (cass. soc. 10 juin 2015, n° 13-25554, BC V n° 115).
Poursuite pour dénonciation calomnieuse. - Si un salarié soutient, de mauvaise foi, avoir été victime de harcèlement, l'employeur pourra engager des poursuites pour dénonciation calomnieuse (cass. civ., 1re ch., 28 septembre 2016, n° 15-21823, BC I n° 182).
Ce délit résulte de la dénonciation d'un fait à certaines personnes (ex. : officier de police, supérieur hiérarchique), que l'on sait totalement ou partiellement inexact et qui est de nature à entraîner pour son auteur des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires (c. pén., art. 226-10). Dans ce cas, l'employeur devra prouver la mauvaise foi qu'il reproche au salarié.