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A la rencontre

L'index égalité, et si c'était une opportunité ?

Laura Chikli

Virgile Garsmeur

Chef de marché Paie et RH

Juriste en droit social

Sage

En mars 2020, les entreprises de 50 salariés et plus vont publier leur index des écarts de rémunération femmes/hommes. Cette nouvelle contrainte, agrémentée d'un risque de pénalité financière, peut-elle constituer une opportunité pour les employeurs ?

Est-ce une obligation sociale ?

« Selon un échéancier prenant en compte leur effectif (au moins 1 000 salariés, plus de 250 salariés, au moins 50 salariés), les entreprises doivent publier leur “index” de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes qu’elles salarient. En cas de manquement, elles seront à terme sanctionnées par une pénalité. Leur obligation est donc concrète et chiffrée.

S'il s'agit évidemment d'une contrainte pour les employeurs, celle-ci leur permet de garantir la transparence sur leur politique et leurs pratiques en matière de positionnement professionnel des salariés. Les entreprises doivent appréhender cette obligation comme l'opportunité de l'inscrire dans un projet social. En termes d'image, c'est une preuve de modernité.

La comparaison de la situation des salariés se fait dans un cadre posé sous forme d'indicateurs et de critères spécifiques (tranches d'âge, emplois…), l'administration mettant notamment à la disposition des employeurs un tableur. De leur côté, ces derniers exploitent les données extraites automatiquement de leur SIRH ou de leur logiciel de paie. D'ailleurs, nous avons à cœur d'informer et d'accompagner les entreprises afin qu'elles puissent tirer les bénéfices de cette obligation. »

En faire une opportunité ?

« Tout d'abord, l'entreprise analyse son score pour tirer les enseignements de cet état des lieux. Puis, elle applique les actions correctives nécessaires. Par exemple, chez Sage nous avons consacré une partie du budget pour revaloriser de façon ciblée les rémunérations sur les postes identifiés comme défaillants.

Mais l'entreprise peut aussi mettre en avant ses bons résultats et en faire un atout différenciant. Les candidats (hommes et femmes) pourraient se montrer plus enclins à postuler dans une société dont les valeurs respectent l'égalité femmes/hommes et qui la met en œuvre. Les résultats obtenus par le calcul de cet index jouent dans la “marque employeur”, quelle que soit la taille de l'entreprise. Les employeurs pourront donc choisir de communiquer dessus. »

Parution: 02/2020
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