Salariés concernés. - Les exonérations seraient réservées aux salariés liés par un contrat de travail à la date de versement de la prime et ayant perçu sur les 12 derniers mois une rémunération inférieure à 3 fois le SMIC annuel. Ce SMIC serait calculé en fonction de la durée légale du travail (prorata pour les temps partiels et les salariés entrés ou sortis en cours d’année).
Entreprise ayant un accord d'intéressement. - Les exonérations seraient réservées aux employeurs mettant en œuvre un accord d’intéressement à la date de versement de la prime.
Pas de substitution au salaire. - La prime ne pourrait se substituer ni à des augmentations de rémunération, ni à des primes prévues par un accord salarial, le contrat de travail ou les usages en vigueur dans l’entreprise, ni à des éléments de rémunération versés par l’employeur ou qui deviennent obligatoires en vertu de règles légales, contractuelles ou d’un usage.
Faute de respecter cette règle, aucune exonération ne pourrait jouer.
Exonération. - Lorsque les conditions sont remplies la prime serait exonérée, dans la limite de 1 000 €, des cotisations et contributions sociales d’origine légale ou conventionnelle (dont la CSG et la CRDS), de la participation construction, de la taxe d’apprentissage, de la contribution formation, de la taxe sur les salaires et d’impôt sur le revenu.