« Les arrêts de travail coûtant cher aux entreprises (salaire, coût de la prévoyance, remplacement, etc.), elles ont souvent agi sur les accidents du travail - sans doute à cause du taux de la cotisation d'AT -, mais moins contre l'absentéisme maladie.
Certaines s'y sont néanmoins employées, par exemple en étant partie prenante dans la santé des salariés (ex. : couverture prévoyance, kinésithérapie ou ostéopathie préventive sur le lieu de travail). Mais leur plus grand levier est celui du management car la dérive actuelle de l'absentéisme est liée, au moins pour moitié, au désengagement des salariés dont les attentes ont changé. L'entreprise peut notamment contrer cet absentéisme en s'appuyant sur ses managers de proximité, en communiquant sur sa stratégie, en instaurant un pilotage de l'absentéisme par les managers, en introduisant un entretien de réaccueil (au retour d'un arrêt de travail). Ces actions ont de bons résultats.
Agir contre le désengagement n'a de sens que s'il s'agit d'une priorité de l'entreprise portée par l'équipe de direction. Cela suppose une évolution pérenne de la culture d'entreprise, c'est un travail de fond qui s'inscrit dans la durée. »