Un minimum légal. - Les augmentations salariales accordées à leurs collègues durant leur absence doivent être appliquées :
Si aucune augmentation n’est intervenue pendant l’absence, ce rattrapage salarial n'a pas lieu d'être. Par ailleurs, il s'agit d'un seuil plancher. L'employeur a donc la possibilité d’accorder une augmentation supplémentaire, liée aux mérites du salarié.
Dispositions conventionnelles. - Le rattrapage salarial légal ne s’applique qu’en l’absence d’accord collectif de branche ou d’entreprise fixant des garanties d’évolution de la rémunération au moins aussi favorables. En d'autres termes, l'employeur met en œuvre le dispositif conventionnel s'il est plus favorable au salarié que le dispositif légal.
Par exception, les accords collectifs conclus avant le 25 mars 2006 - date d’entrée en vigueur de cette garantie (loi 2006-340 du 23 mars 2006, art. 1er, JO du 24) - qui prévoient un mécanisme de rattrapage moins favorable restent applicables.
Cadre d'appréciation. - La mise en œuvre du rattrapage salarial légal ou conventionnel doit être appréciée au niveau de l’entreprise, et non au niveau de l’établissement, du groupe ou de l’unité économique et sociale (c. trav. art. L. 1225-26 ; circ. SDFE/DGT/DGEFP du 19 avril 2007, JO 17 mai).