Les conditions du don sont identiques qu'il s'agisse d'un salarié parent d'enfant gravement malade (c. trav. art. L. 1225-65-1) ou d'un salarié proche aidant (c. trav. art. L. 3142-25-1).
Accord de l’employeur. - Le salarié qui souhaite faire un don de jours de repos doit, au préalable, obtenir l’accord de l’employeur.
Don anonyme et gratuit. - Le don de jours de repos non pris doit être anonyme et sans contrepartie. L’employeur doit donc, à notre sens, garder l’information confidentielle.
Don à un collègue déterminé. - Il avait été précisé, au sujet du don de jour de repos pour enfant malade, que celui-ci devait être fait à un collègue déterminé (rapport Sénat, n° 456). Cette indication s'applique, à notre sens, au don pour proche aidant. Dans cette optique, un salarié ne pourrait donc pas faire de don a priori pour tout collègue susceptible de se trouver dans de telles situations.
Jours de repos concernés. - Le salarié ne peut donner que certains jours de repos. Concernant les congés payés, seuls les jours non pris excédant les 24 jours ouvrables peuvent être cédés, à savoir la 5e semaine et, le cas échéant, les congés conventionnels supplémentaires.
Il peut également s'agir, par exemple, de jours de réduction du temps de travail (RTT) et des jours de repos compensateur lié aux heures supplémentaires (rapport Sénat n° 456).
Par ailleurs, peu importe que le donateur ait affecté ces jours sur un compte épargne-temps.