Grilles de référence. - Le taux neutre se matérialisera par un taux proportionnel appliqué à l’ensemble de la rémunération soumise au PAS sur chaque paie. Il existe 20 taux, allant de 0 % à 43 % en fonction du montant mensuel du salaire net imposable. De fait, le taux appliqué pourra différer selon les paies en cas de rémunération variable.
Il existe trois barèmes (métropole, Guadeloupe/Martinique/La Réunion, Guyane/Mayotte), qui seront révisés chaque année (CGI art. 204 H, III). Les lecteurs peuvent les retrouver dans la version Internet de cet article. Reste à savoir s’ils seront revalorisés d’ici au 1er janvier 2019 ou si le dispositif démarrera avec ces grilles de taux par défaut.
Adaptation à la périodicité de la paie. - Les grilles sont construites sur la base de montants mensuels de rémunération. Ces limites sont réduites ou augmentées proportionnellement à la périodicité usuelle de versement de la rémunération principale, telle qu’elle résulte de la loi, des conventions collectives et accords collectifs, des contrats ou des usages (CGI art. 204 H, III, 1, d, al. 1).
Dans la plupart des cas, les salariés étant mensualisés, il suffira donc d’appliquer directement les grilles mensuelles, y compris en cas d’entrée/sortie en cours de mois.
Lorsque la périodicité « usuelle » ne sera pas mensuelle, il faudra continuer à proratiser les limites des tranches (VRP payé au trimestre, etc.).
Contrats courts. - Des règles spécifiques d’application du taux neutre sont prévues pour les salariés en CDD ou en contrat de mission de travail temporaire, lorsque la durée initiale du contrat est inférieure ou égale à 2 mois. Si le contrat est à terme imprécis, on se réfère à la durée minimale prévue (CGI art. 204 H, III, 1, d, al. 2).
Dans la limite des 2 premiers mois d’embauche, les grilles s’appliquent aux versements effectués au titre ou au cours d’un mois après un abattement égal à 50 % du SMIC net imposable mensuel (CGI art. 204 H, III, 1, d, al. 2). Les limites mensuelles des tranches des grilles de taux par défaut ne sont pas proratisées, même si la période rémunérée est inférieure au mois (ex. : CDD saisonnier de 15 jours).
Rappelons que ces modalités concernent uniquement les salariés pour lesquels l’employeur ne dispose pas d’un taux de PAS transmis par l’administration fiscale.