L'entreprise qui souhaite mettre en place une rupture conventionnelle collective négocie un accord avec ses délégués syndicaux, lorsqu'elle en est pourvue (accord majoritaire ou accord minoritaire à 30 % validé par référendum) [c. trav. art. L. 2232-12 ; ord. 2017-1387 du 22 septembre 2017, art. 40-III ; voir Dictionnaire Social, « Accord collectif (conclusion avec un délégué syndical) ». Faute d'avoir des délégués syndicaux, l'accord peut être signé avec des élus (CE, DP, CSE selon les cas) mandatés ou non par une organisation syndicale représentative. Certains de ces accords nécessitent une validation par référendum (voir RF Social, Revue d'actualité 181, pp. 19 à 30). Enfin, il est possible de soumettre un « accord » aux salariés par référendum (majorité des 2/3) dans les entreprises de moins de 11 salariés, et dans celles de 11 à 20 n'ayant pas d'élus du personnel (voir RF Social, Revue d'actualité 181, pp. 20 à 23).