Application du programme indicatif. - Le travail s’organise sur la base du programme indicatif affiché dans l’entreprise. Les périodes basses compensent en tout ou partie les périodes hautes, ce qui permet de neutraliser les heures supplémentaires ou, à tout le moins, d’en limiter le nombre.
Décompte des heures supplémentaires. - Pour identifier les éventuelles heures supplémentaires, l’employeur se livre à un double décompte (c. trav. art. D. 3121-25) :
-en fin de période, les heures excédant la moyenne de 35 h hebdomadaires sur la période sont considérées comme des heures supplémentaires, après déduction, le cas échéant, des heures supplémentaires déjà comptabilisées dans le cadre de la semaine.
Modification du programme. - L’employeur peut modifier le programme indicatif, sous réserve de consulter au préalable les élus du personnel. Par ailleurs, il doit informer les salariés de cette modification au plus tard 7 jours ouvrés avant sa mise en œuvre.
Il faut afficher les horaires modifiés dans le même délai et les communiquer à l’inspecteur du travail (c. trav. art. D. 3121-27 et D. 3171-5).
Lissage de la rémunération. - Le salaire est indépendant de l’horaire réel et calculé sur la base de 35 heures (c. trav. art. D. 3121-28). Si l’entreprise applique une durée hebdomadaire de travail supérieure, en moyenne, à 35 heures, l’employeur peut également mensualiser les heures supplémentaires pour le calcul de la rémunération (c. trav. art. L. 3121-31).
Traitement des absences rémunérées. - Les heures correspondant à des absences rémunérées (ex. : congés payés, jours fériés payés) sont valorisées sur la base du temps qui aurait été travaillé si le salarié avait été présent, heures supplémentaires comprises (c. trav. art. D. 3121-25). En d'autres termes, une absence pour congés payés en semaine haute vaut travail en semaine haute lorsqu'il s'agit de de comptabiliser le temps de travail en fin de période et d'identifier d'éventuelles heures supplémentaires.
Traitement des autres absences. - Le code du travail n’indique pas comment valoriser les autres absences. Néanmoins, en cas de maladie, l’employeur peut à notre sens s’inspirer de la solution imposée par les juges dans le cadre de l’aménagement par accord collectif, qui consiste à valoriser l’absence sur la base de la durée moyenne de travail sur la période (cass. soc. 13 juillet 2010, n° 08-44550, BC V n° 177). À titre d’exemple, dans une entreprise qui alterne 2 semaines à 36 h et 2 semaines à 35 h, toute absence d’une semaine pour maladie « vaut » 35 h 30 min.
Gestion des arrivées et départs en cours de période
Lorsqu’une personne arrive ou quitte l’entreprise en cours de période de référence, les heures accomplies au-delà de 35 h hebdomadaires sont traitées comme des heures supplémentaires. Les semaines où la durée de travail est inférieure à 35 h, le salaire est maintenu sur la base de 35 h hebdomadaires (c. trav. art. D. 3121-25).