Primauté donnée à l'accord d'entreprise. - La primauté serait donnée à l’accord d’entreprise sur l’accord de branche. Cependant, dans certains domaines, l'accord d'entreprise ne pourrait pas déroger à l’accord de branche (ex. : salaire minima, égalité professionnelle). De plus, dans des domaines précis, les branches pourraient interdire toute dérogation au niveau de l'entreprise (ex. : prévention des risques professionnels et pénibilité, handicap).
Le régime juridique de la rupture du contrat de travail en cas de refus par le salarié d’une modification de son contrat, issue d’un accord d’entreprise, serait unifié.
Contestation d'un accord collectif. - Celui qui souhaite contester un accord devrait démontrer qu’il n’est pas conforme aux conditions légales qui le régissent dans des conditions fixées par une ordonnance. Les délais de contestation devraient être aménagés et le juge pourrait moduler dans le temps les effets de sa décision.
Négociation d'entreprise renforcée. - Un accord collectif conclu au niveau de l'entreprise pourrait fixer la périodicité et le contenu des consultations et négociations obligatoires et adapter la base de données économiques et sociales. En l'absence de délégués syndicaux, la négociation d’entreprise serait facilitée, ainsi que le recours au référendum pour valider un accord.
Accords de branche et TPE. - Dans des domaines limitativement énumérés, dans les petites entreprises, la convention de branche pourrait prévoir que certaines de ses dispositions soient adaptées ou ne soient pas appliquées afin de prendre en compte des contraintes particulières. Certaines conditions seraient exigées.