Examen médical d'aptitude. - Certains postes à risques nécessitent un suivi médical renforcé (ex. : salariés exposés à l’amiante, au plomb, au risque de chute). Une liste précise est établie par le code du travail, que l'employeur peut compléter, sous certaines conditions (avis des médecins concernés et du CHSCT ou, à défaut des DP, écrit motivé de l'employeur, etc.) (c. trav. art. L. 4624-2 et R. 4624-23).
À la place de la visite d’information et de prévention (voir ci-dessus), le salarié « à risques » bénéficie d’un examen médical d’aptitude (c. trav. art. L. 4624-2 et R. 4624-24). Ce dernier est réalisé par le médecin de travail avant l’embauche et renouvelé périodiquement. Cet examen ainsi que son renouvellement donnent lieu à la délivrance par le médecin du travail d'un avis d'aptitude ou d'inaptitude, transmis au salarié et à l'employeur et versé au dossier médical en santé au travail de l'intéressé (c. trav. art. R. 4624-25).
Le modèle d'avis d'inaptitude doit être fixé par arrêté.
Dispense de visite. - Si le salarié a bénéficié d'une visite médicale d'aptitude dans les 2 ans précédant son embauche, un nouvel examen médical d'aptitude n'est pas requis, dans les mêmes conditions que la visite d'information et de prévention, le délai de 5 ans étant ici réduit à 2 ans (voir ci-dessus) (c. trav. art. R. 4624-27).
Suivi périodique renforcé. - Une fois l’examen médical d'aptitude effectué, son renouvellement a lieu selon la périodicité déterminée par le médecin du travail, sans qu'elle puisse être supérieure à 4 ans (c. trav. art. R. 4624-28). Une visite intermédiaire doit obligatoirement être effectuée par un professionnel de santé au plus tard 2 ans après l’examen initial.