Les commerciaux se trouvant dans un lien de subordination par rapport à l'entreprise qui les emploie, ont la qualité de salarié. Dans ce cadre, ils peuvent relever du statut de VRP ou du droit commun : tout dépend des conditions d'exercice de leur profession.
Les représentants de commerce peuvent également être des non-salariés. Selon les conditions d'exercice de leur activité, il peut s'agir d'agents commerciaux, de courtiers, de démarcheurs à domicile, de commissionnaires, de concessionnaires exclusifs ou de consultants en développement.
Le VRP occupe une place à part parmi les salariés. S'il relève du droit du travail, il fait néanmoins l'objet de règles spécifiques, notamment en matière de durée du travail et d'indemnités de rupture. Par ailleurs, la grande majorité des VRP bénéficie d'un statut conventionnel propre, applicable quel que soit le secteur où ils travaillent.
Pour que le représentant bénéficie du statut de VRP, son activité doit répondre à un certain nombre de critères cumulatifs, fixés par la loi. Ces critères distinguent le VRP du simple commercial.
En principe, l'employeur qui engage un VRP peut choisir de formaliser cette embauche par écrit ou non, même si, en pratique, il est recommandé de rédiger un contrat de travail. Pour ce faire, l'employeur applique à la fois les règles classiques du droit du travail et des règles spécifiques au VRP.
Les clauses d'exclusivité, de quota, de non-concurrence ou de bonne fin sont fréquentes dans les contrats de VRP. Leur rédaction nécessite un certain nombre de précautions, compte tenu du statut particulier dont bénéficie le VRP.
La rémunération des VRP obéit, en grande partie, à des règles qui leur sont propres. À ce titre, ils bénéficient notamment d'une rémunération minimale forfaitaire.
Le paiement de la rémunération des VRP obéit à des règles spécifiques. Ainsi, à titre d'exemple, les commissions doivent leur être payées tous les 3 mois.
Comme tout salarié, la fin du contrat d'un VRP obéit aux règles de droit commun, qu'il s'agisse des modes de rupture ou des règles de procédure. À l'inverse, les indemnités à verser au VRP dépendent du contexte de la rupture.
Si les règles applicables à la rupture d'un CDD d'un salarié VRP sont celles du droit commun du travail, les indemnités à verser prennent en compte les particularités du statut spécifique de représentation.
Lors de la rupture du contrat, il n'est pas interdit au VRP de céder son portefeuille à un successeur préalablement proposé à l'employeur et accepté par lui.
Si les voyageurs représentants placiers bénéficient parfois d'un statut de protection sociale identique à celui des salariés de droit commun, certaines particularités relatives à leur affiliation aux organismes et aux taux de cotisations qui leur sont applicables méritent d'être soulignées.