Chaque salarié devant faire face à certains impératifs familiaux bénéficie d'autorisation d'absence dont la durée varie selon l'événement auquel il est confronté.
Tous les salariés peuvent bénéficier d'un congé pour événement familial, la seule formalité requise étant de fournir un justificatif à son employeur. Le congé doit être pris dans une période raisonnable par rapport à l'événement en cause. Il n'entraîne pas de perte de rémunération.
Le congé de maternité permet à toute salariée en état de grossesse médicalement constatée de suspendre son contrat de travail. La durée du congé varie selon le nombre d'enfants déjà à charge, le nombre de nouveau-nés et le caractère normal ou pathologique de la grossesse ou de l'accouchement. La salariée bénéficie de garanties protectrices durant le congé de maternité ainsi qu'à son retour dans l'entreprise.
Le congé d'adoption est la période pendant laquelle un parent adoptif a le droit de suspendre son contrat de travail. Il existe deux types de congés liés à l'adoption : le congé en vue d'une adoption internationale ou hors métropole et le congé d'adoption.
Tout salarié peut demander, à l'occasion de la naissance de son enfant, à bénéficier d'un congé indemnisé durant lequel son contrat de travail est suspendu. Ce congé spécifique de 11 jours calendaires ne doit pas être confondu avec le congé de naissance de 3 jours. Ces 2 types de congés peuvent d'ailleurs être cumulés par le nouveau père.
Pendant la période qui suit l'expiration du congé de maternité ou du congé d'adoption, le salarié peut prendre un congé parental pour élever son enfant ou occuper un travail à temps partiel.
Certains salariés ne peuvent, faute d'ancienneté suffisante, prendre un congé parental d'éducation. Mais ils peuvent, à l'issue du congé de maternité ou du congé d'adoption, rompre leur contrat de travail sans préavis.
Congés pour la maladie ou la dépendance d'un proche
Le salarié peut prendre un congé pour rester auprès de son enfant gravement malade, handicapé ou accidenté et bénéficier d'une allocation journalière de la caisse d'allocations familiales.
Pour soutenir un proche en fin de vie, le salarié a droit à un congé de 3 mois maximum (éventuellement transformable en activité à temps partiel). Ce congé n'est ni rémunéré ni indemnisé.
Pendant un congé de maternité, de paternité ou d'adoption, il n'existe légalement aucune obligation pour l'employeur de maintenir la rémunération du salarié. Ce dernier bénéficie toutefois, s'il est salarié, des indemnités journalières de sécurité sociale.